Dans le village…

L’église Saint-Etienne

L’église était au départ un prieuré du diocèse de Béziers. Dans une transaction passée en 1156, il fut reconnu que la moitié des revenus de l’église de Cabrières dépendrait à l’avenir de ce prieuré de Béziers et l’autre moitié des moines du couvent de Cassan. Après la destruction du château en 1585, l’église Saint Rome est abandonnée. D’après les archives sur l’emplacement de l’église actuelle, il y aurait déjà eu un lieu de culte édifié par les religieux de l’abbaye de Cassan. La tour de l’église actuelle avec sa barbacane serait un vestige de cette église primitive bâtie au XIVeme siècle. L’église actuelle date de 1869 et fut bâtie sur une église plus petite datée de 1610. L’église fut petite à petite agrandie et la petite cour derrière était l’ancien cimetière. Le chœur se situait au niveau de l’entrée actuelle et le chœur actuel fut bâti au niveau de l’ancien cimetière. Avant l’église Saint-Etienne, on peut évoquer la très ancienne église des Crozes puis l’église actuelle avec les maisons qui se sont construites autour petit à petit, l’église était au départ isolée. Cabrières était un archidiaconat du diocèse de Béziers, il y avait 45 églises ou paroisses dans sa juridiction. Lors de la suppression des archidiaconats par les archiprêtres, Cabrières perdit son titre au profit du Pouget.

L’église Saint Etienne et son clocher du XIV°siècle

La fontaine du griffe

C’est sous l’impulsion du maire Laurent VAILHE que l’on doit de doter en 1840 l’eau courante au cœur du village. Cette fontaine fut édifiée au centre du village sur l’actuelle place de la liberté en moins de 7 mois sur un tracé de 1242 mètres de canalisations, ponctuées de 2 aqueducs et de 5 gloriettes, de janvier à juin 1840. Cette fontaine, complétée plus tard par 2 autres dont une a aujourd’hui disparu, alimente toujours plusieurs bassins de jardins potagers. Elle sera le principal point d’eau courante du village jusqu’en 1953 avec l’arrivée de l’eau dans les maisons sous l’impulsion du Maire Pierre GOUZIN.

La place du griffe et sa fontaine qui ne se tarit jamais…

La statue de la Vierge

C’est en novembre 1958 que fut installée sur le rocher la statue de la Vierge. L’abbé Falgas était curé de Cabrières et c’est lui l’instigateur de ce projet. Plusieurs sites avaient été retenus et finalement c’est celui-là qui fut choisi. Il est certainement le meilleur pour le coup d’œil, mais il était sans doute le plus difficile d’accès. Le terrain appartenait à Me Alberte Gazagnes, Le chemin d’accès a été tracé par Mr Émile Lébrard avec son gros tracteur et sa charrue, les bonnes volontés étaient là pour arranger les cailloux et faire la plate forme du chemin. Le socle en béton sur lequel repose la statue a été coulé par Mr André Vallat et ses ouvriers, maçons à Cabrières. Il faut savoir aussi qu’à la place de la Vierge se trouvait un gros rocher en forme de champignon qui coiffait l’ensemble. C’est Mr Joseph Disla plus connu sous le nom de Pépé qui dynamita le roc sous les remarques de quelques «antis» qui voulaient conserver ce site. La statue a été hissée sur le rocher grâce à une entreprise d’électricité qui travaillait sur Cabrières. Avec un gros camion grue la vierge prit position sur le rocher face au village. La statue est en béton et fut fabriquée dans la région Toulousaine. C’est l’abbé Falgas avec son camion qui assura le transport. La statue sur le camion resta quelques jours dans la cour du presbytère et les Cabrierois allaient l’admirer. Puis vint le jour de la bénédiction, une grande fête. Des guirlandes bleues et blanches aux couleurs de la Vierge avaient été posées sur le trajet de la procession, depuis l’église jusqu’à la montagne. Il y avait foule, la procession s’étirait sur plusieurs centaines de mètres. L’après midi un petit spectacle eut lieu dans la remise de Mr Tarbouriech, sur le thème des litanies de la vierge. Tout le village a participé.Ensuite, chaque année une messe ou une procession avaient lieu à l’occasion d’une fête mariale, 15 août ou autre, ceci jusqu’à la disparition de l’abbé Farran. Après ce fut une longue période d’oubli … jusqu’au printemps 2010 ou un groupe de jeunes décida de débroussailler le chemin, l’idée était lancée pour le renouveau de la Vierge. La statue a été nettoyée et repeinte , un petit sentier ouvert sur le flanc de la colline, une plaque commémorative fixée sur le rocher. De ce promontoire, une des plus belle vue sur le village.

Ces murs qui nous parlent :

Visitez la commune à travers ses murs et ses pierres, une balade géologique au coeur de Cabrières, à vous de repérer ses pierres …

Archives communales

La commune de Cabrières a missionné le Centre de Gestion de l’Hérault pour archiver ses archives anciennes et contemporaines. Elles ont été remises, une fois classées, à la commune en décembre 2020 et stockée au dessus de la salle des associations. Pour l’instant les archives ne sont pas ouvertes au public en attente de la création d’un règlement de consultation pour le grand public prévu en 2021.

Vous pouvez consulter les archives numérisées sur le site internet des archives départementales de l’Hérault

Vous pouvez retrouver le catalogue des archives de Cabrières

Cabrières autrefois

Cabrières dans les années 1950, film muet de Georges Cans

https://occitanica.eu/items/show/608

Occitanica – Michel Cans – Les villages de l’Hérault dans les années 50-60 – Cabrières from CIRDÒC – Institut oc. de cultura on Vimeo.

Source occitanica.fr

Cabrières autrefois

 

Histoire de la viticulture à Cabrières

Le lien qui lie Cabrières et le vin ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 1357, les vieux registres municipaux de Montpellier font état du « vin vermeil » de Cabrières servi à chaque banquet officiel.

Au siècle suivant, le vin de Cabrières va connaître une nouvelle consécration glorieuse ; le prieur de la paroisse, Fulcrand Cabanon, s’en est allé à Versailles en 1687 dire le secret de son vin vermeil au Roi Soleil qui l’appréciait fort. Saint-Amant, poète de la cour du monarque, a même chanté le merveilleux breuvage: « Baille moy donc de ce vin vermeil … Bref, c’est mon feu, mon sang, mon soleil … ».

Bien des années plus tard, un autre prêtre originaire du Village écrira « Cabrières au fil des ans » en 1946, en hommage à la création de la cave coopérative créée juste avant guerre en 1938.

Il est difficile d’évoquer Cabrières sans parler des initiatives prises par les dirigeants de la cave coopérative depuis plus de 60 ans.

En effet, dès 1947, les vignerons de la coopérative, afin de valoriser la production de leurs adhérents décident de commercialiser leurs vins en bouteilles.

En 1952 est déposée la marque l’Estabel pour identifier cette production, accompagnée de la mention « Vin Vermeil ».

La mise en bouteille était alors réalisée manuellement, en bouteille verte dite « flûte distillateur », l’étiquette en forme de parchemin, encore aujourd’hui très reconnaissable.

En 1955, le vignoble de Cabrières fut classé en appellation d’origine « VDQS » Cabrières, pour ses vins rosés. Ainsi s’ouvrait la voie « royale » pour Cabrières, premier rosé des Coteaux du Languedoc.

A la demande des producteurs (cave coopérative et caves particulières encore nombreuses à cette époque), et compte tenu de l’excellent comportement du cinsault sur les sols schisteux de Cabrières, les producteurs décident d’imposer le Cinsault comme cépage principal pour l’élaboration des rosés. Cette disposition a d’ailleurs été reprise dans le décret qui définit les règles de production de l’AOC « Coteaux du Languedoc Cabrières ».

Membre fondateur des Coteaux du Languedoc dès 1960, avec l’arrêté du 16 décembre 1960, Cabrières rejoint la liste des 49 communes fondatrices des Coteaux du Languedoc.

En 1963, la commune de Cabrières est classée en appellation contrôlée « VDQS » Cabrières, pour ses vins rouges.

En 1983, après les secteurs de schistes du Languedoc (Saint Chinian et Faugères), la commune de Cabrières fut pressentie pour une reconnaissance en AOC Cabrières.

En 1985, au moment du passage des VDQS rouge et rosé en AOC, la commission de l’INAO classe la totalité des parcelles cultivables de la commune en Coteaux du Languedoc Cabrières.

L’ensemble des 380 ha de vigne de la commune est classé en Appellation d’Origine Contrôlée Coteaux du Languedoc Cabrières et Clairette du Languedoc.

Au rythme des nouvelles plantations de Syrah et Grenache noir, mais surtout à partir des années 1980, la production de vins rouges n’a cessé d’augmenter. Bien reconnaissables, ils se sont très vite distingués, à l’image des vins rosés, par leur souplesse, leur caractère fruité intense, leur rondeur.

La nature des sols peu productifs, l’orientation des plantations exclusivement tournée vers l’AOC et non vers les vins de Pays ou de Cépage, la progression régulière des volumes déclarés des AOC Coteaux du Languedoc et Clairette du Languedoc en fonction des nouvelles règles d’encépagement, l’inexistence du mitage par arrachage définitif ont assuré au fil des ans une production homogène.

On peut dire qu’il existe à Cabrières des « usages locaux, loyaux et constants » une sorte d’autodiscipline qui explique l’aspect homogène du vignoble et l’harmonie du paysage qui séduit immanquablement les visiteurs.

En 2009 Après 55 ans de pratique de l’appellation contrôlée, les producteurs de Cabrières ont demandé la reconnaissance de leur terroir historique en Appellation d’Origine Protégée.

En 2018, la cave coopérative a fêté ses 80 ans !

Le vignoble cabriérois