Histoire du village

En 533, Théodebert 1er, petit fils de Clovis, lors de sa campagne victorieuse contre les Wisigoths, dans le sud de la Gaule, se présente devant la place forte du château de Cabrières. La belle Deuterie, comtesse de Cabrières, femme abandonnée par son gouverneur de mari Ferréol, belle et très intelligente, préfère complimenter et se soumettre plutôt que de combattre son assaillant. Théodebert en tombera amoureux, l’emmènera avec lui et répudiera sa femme, avant de l’épouser. Voilà comment cette Cabrièroise deviendra reine d’Austrasie et faillit devenir Impératrice de Constantinople sans un incident mortel de chasse de son prince.

Vue du château de Cabrières

Le village primitif de Cabrières se situait sur les flancs de la colline du château à environ 2km du village actuel. Le château, un des plus important de la région, se situait au sommet de cette colline. Il fut le théâtre de nombreux affrontements conduisant à 3 reprises sa destruction (Catharisme, Guerre de Cent ans, Guerres de Religion). Après les Guerres de Religion, le château, entièrement détruit, n’a pas été reconstruit et le village primitif a été petit à petit abandonné à partir de la fin du XVII°siècle pour se reconstruire au bord de la Boyne près de la tour de l’église Saint-Etienne. Des petits groupes de maisons se sont constituées (Mas de Gaussel, Mas de l’eglise, Mas du Bayle) avant de se regrouper petit à petit pour former le village actuel de Cabrières

Livret de découverte du patrimoine du village

Tour de l’église du XIV°siècle autour de laquelle le village s’est reconstruit

Les vestiges du “Château” de Cabrières

C’est sur ce rocher escarpé que fut édifié le premier château de Cabrières. Bâti surtout en bois il entrera dans l’histoire lors de la campagne de Théodebert qui y rencontrera la belle Deuterie. Ensuite c’est sous l’impulsion carolingienne, que le Château de Cabrières va devenir le centre d’un district, ou Pagus nommé le “Cabriérés”. De nombreux seigneurs vont se succéder dont Bernard de Cabrières qui participera au financement de l’Abbaye de Valmagne, au coté d’autres grands seigneurs régionaux. Tour à tour il sera un lieu de combats. Lors de la Croisade des albigeois, en 1210 Simon de Montfort, attaquera le château malgré son apparente soumission en 1209. Le donjon sera rasé, les murailles démantelées. Malgré cela le château se relèvera sous l’impulsion de Saint louis qui y placera une de ses garnisons. Lors de la guerre de Cent ans, des bandes de routiers assiégeront le château qui sera une nouvelle fois détruit et reconstruit. Le château tombera en 1579 aux mains des protestants, pris par la suite par des pillards et des brigands. Le Duc de Montmorency, décidera alors le siège de Cabrières. C’est en 1585 que la place forte de Cabrières fut rasée définitivement sous les ordres du Duc de Montmorency afin que plus jamais il ne soit utilisé. C’est à partir de cette période que le village qui était au pied du château va se déplacer à son emplacement actuel et le site de la Cisterne sera définitivement abandonné. Il reste aujourd’hui des vestiges du village primitif, de l’église Saint Rome et quelques traces de murs de l’ancien château.

Une balade découverte du château est accessible depuis le village (voir rubrique randonnée)

Colline du château

Dans le village…

L’église Saint-Etienne

De cet édifice religieux érigé au XIVème siècle par les moines de Cassan, subsiste une tour de défense, qui fait office de clocher de l’actuelle église St Etienne. Cette église, construite en 1869, fut bâtie sur une plus petite édifiée en 1610. C’est autour de cet édifice que s’est construit au XVIème le village actuel de Cabrières après avoir quitté les flancs abrupts au pied de l’ancien château.

L’église Saint Etienne et son clocher du XIV°siècle

La fontaine du griffe

C’est sous l’impulsion du maire Laurent VAILHE que l’on doit de doter en 1840 l’eau courante au cœur du village. Cette fontaine fut édifiée au centre du village sur l’actuelle place de la liberté en moins de 7 mois sur un tracé de 1242 mètres de canalisations, ponctuées de 2 aqueducs et de 5 gloriettes, de janvier à juin 1840. Cette fontaine, complétée plus tard par 2 autres dont une a aujourd’hui disparu, alimente toujours plusieurs bassins de jardins potagers. Elle sera le principal point d’eau courante du village jusqu’en 1953 avec l’arrivée de l’eau dans les maisons sous l’impulsion du Maire Pierre GOUZIN.

La place du griffe et sa fontaine qui ne se tarit jamais…