Le pic de Vissou

« Symbole du village » le pic de Vissou est l’emblème naturel de Cabrières. Il se voit à plusieurs dizaine de kilomètres à la ronde du haut de ses 482 mètres.

Premiers contreforts des basses Cévennes, ce site de 1208 ha classé par décret du 26 mars 2002, est l’un des plus hauts points de vue du département de l’Hérault (482 m) avec une diversité géologique exceptionnelle, une mosaïque de paysages remarquables. Par temps clair on peut découvrir toute la plaine du bas Languedoc de la petite Camargue aux Pyrénées. Sa structure géologique est complexe et il fut dans les années 1950 un haut lieu de la géologie française et européenne, il y avait même un hôtel des géologues ! Les chercheurs pouvaient y trouver des fossiles de trilobites, animaux des fonds marins vivants il y a plus de 500 millions d’années.

Des dernières découvertes ont permis de retrouver des fossiles d’espèces jusqu’alors inconnus dans notre région. Une première mondiale !

Aujourd’hui le Pic de Vissou fait le paradis des randonneurs et des parapentistes…

Le Pic de Vissou

Le prieuré de Tiberet et ses moulins

Dès 1174 il est question dans le cartulaire des abbayes d’Aniane et de Gellone de l’église St Marie de Tiveret, mais aussi sur les cartes de Cassini. La charte de 1184 indique qu’il y avait en ces lieux à la fin du XIIème siècle un établissement des Templiers relativement important qui avait à sa tête un prieur. Le prieuré de Tibéret, était rattaché à la commanderie principale de St Eulalie de Cernon (Aveyron). De cet ensemble de vestiges subsistent au pied d’une source, les ruines d’une église, d’une meunerie et de 3 moulins.

En 2012 Albert Martinez historien local à écrit un ouvrage sur les moulins de Tibéret aux éditions PRO BAETRIS.

Les vestiges du monastère de Tibéret, avant travaux

En 2023 et 2024, la commune a engagé des travaux de sécurisation et de confortement de ce site faisant parti du patrimoine de la commune. Le site a été débroussaillé, les moulins, sécurisés par la pose de grilles de protection, le bâtiment principal a été nettoyé de sa végétation envahissante et les murs principaux, rejointés avec de l’enduit à la chaux ton pierre, les arases des murs porteurs consolidées, les voûtes consolidés. La commune souhaite poursuivre ses travaux en 2024 et engage des démarches pour une inscription aux Monuments Historiques. Tous ces travaux n’auraient pas été possible sans les subventions de la Région Occitanie et le département de l’Hérault, que nous remercions.

Le vignoble de Cabrières

LE VIGNOBLE

Le vignoble de Cabrières s’étend sur une seule commune : Cabrières.

La superficie totale en vigne est de 385 hectares en 2008. Cette superficie est stable depuis dix ans (374 ha en 2006)

Sur ces 385 hectares, 330 soit 85 % peuvent produire des AOC Cabrières rouges ou rosés, 50 hectares (14 %) des AOC Clairette du Languedoc et Languedoc Blanc, 5 hectares des vins de tables (vieilles vignes), soit 1 %

L’encépagement : Les 5 cépages noirs de l’appellation sont, par ordre d’importance, des superficies plantées : la syrah, le grenache noir, le cinsault, le Carignan et le mourvèdre. Pour ce qui est des cépages Blanc la clairette est le plus important suivi par le grenache blanc.

  • SYRAH :
    • 106 ha, soit 32 %. Après une forte progression dans les années 1990, les superficies ont tendance à se stabiliser (1 ha de plantations nouvelles d’ici 2011),
    • les rendements moyens sont de 40 Hl/ha, en baisse constante, en raison de la fragilité naturelle du cépage
Du Syrah
  • GRENACHE NOIR
    • 97 ha, soit 29 % Les surfaces en grenache ne cessent d’augmenter (on prévoit 100 hectares en 2011)
    • Age moyen des vignes : 20 ans
    • les rendements moyens sont de 50 Hl/ha
Du Grenache
  • CINSAULT NOIR
    • 67 ha soit 20 %. Après vingt ans sans replantation, ce cépage, indispensable à l’élaboration des rosés de Cabrières, connaît un fort renouvellement. On prévoit 71 hectares en 2011.
    • Age moyen des vignes : 40 ans
    • Rendement moyen : 55 Hl à l’hectare
Du Cinsault
  • CARIGNAN NOIR
    • 56 hectares, soit 17 % : baisse constante depuis les années 1970. On prévoit 54 ha en 2011, pas de renouvellement prévu.
    • Age moyen des vignes : 50 ans
    • Rendement moyen : 50 Hl à l’hectare
Du Carignan
  • MOURVÈDRE
    • 6 hectares, soit 2 %. Evolution prévue : 7 ha en 2011, encore expérimental malgré de bons résultats sur les plus vieilles vignes
    • Age moyen des vignes : 20 ans
    • rendement moyen à l’hectare : 50 Hl à l’hectare
Du Mourvèdre
  • CLAIRETTE
    • 17 hectares, soit 4.5 %. Après de nombreuses années sans replantation, ce cépage, exclusif de l’AOC Clairette du Languedoc, connaît un bon renouvellement
    • Age moyen des vignes : 25 ans
    • rendement moyen à l’hectare : 47 Hl à l’hectare
De la Clairette, un des plus vieux cépage, déja présent à l’époque romaine
  • GRENACHE BLANC
    • 8 hectares, soit 2.5 %. Pas d’évolution envisagée de ce cépage
    • Age moyen des vignes : 25 ans
    • rendement moyen à l’hectare : 60 Hl à l’hectare
Du Grenache blanc

La cave coopérative créée en 1938 a intégré, au fil des ans, la totalité des exploitations viticoles de la commune Il y a aujourd’hui 3 caves particulières : 2 anciens coopérateurs ayant choisi de quitter la coopérative (2003 et 2006), un domaine détaché de la coopérative depuis de nombreuses années (dans les années 1970) et une création.

La production se répartit ainsi : Cave coopérative : 88 % des volumes et des superficies, caves particulières 12 %

 

Reportage sur le journal de France 2 (Juillet 2021)

https://www.francetvinfo.fr/culture/aop-d-exception-le-rose-un-vin-synonyme-d-ete_4709511.html

 

 

Les vestiges du « Château » de Cabrières

C’est sur ce rocher escarpé que fut édifié le premier château de Cabrières. Bâti surtout en bois il entrera dans l’histoire lors de la campagne du roi Wisigoth Théodebert qui y rencontrera la belle Deuterie, seigneuresse de Cabrières. Ensuite c’est sous l’impulsion carolingienne, que le Château de Cabrières va devenir le centre d’un district, ou Pagus nommé le « Cabriérés ». De nombreux seigneurs vont se succéder dont Bernard de Cabrières qui participera au financement de l’Abbaye de Valmagne, au coté d’autres grands seigneurs régionaux. Tour à tour il sera un lieu de combats. Lors de la Croisade des albigeois, en 1210 Simon de Montfort, attaquera le château malgré son apparente soumission en 1209. Le donjon sera rasé, les murailles démantelées. Malgré cela le château se relèvera sous l’impulsion de Saint louis qui y placera une de ses garnisons. Lors de la guerre de Cent ans, des bandes de routiers assiégeront le château qui sera une nouvelle fois détruit et reconstruit. Le château tombera en 1579 aux mains des protestants, pris par la suite par des pillards et des brigands. Le Duc de Montmorency, décidera alors le siège de Cabrières. C’est en 1585 que la place forte de Cabrières fut rasée définitivement sous les ordres du Duc de Montmorency afin que plus jamais il ne soit utilisé. C’est à partir de cette période que le village qui était au pied du château va se déplacer à son emplacement actuel et le site de la Cisterne sera définitivement abandonné. Il reste aujourd’hui des vestiges du village primitif, de l’église Saint Rome et quelques traces de murs de l’ancien château.

Une balade découverte du château est accessible depuis le village (voir rubrique randonnée)

Article de l’archéologue Laurent Schneider, membre de l’association G.R.E.C de Clermont l’Hérault

Colline du château